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Économique, politique, culturelle... nous sommes en crise paraît-il. Mais de quoi cette crise est-elle le nom ? Et qui sert-elle ? L’idée de crise a l’avantage de nous rendre plus inquiets, plus frileux, moins rêveurs, moins exigeants… réalistes diront certains.
Il serait plus juste de parler de « mise en crise » par les logiques économiques des politiques culturelles et sociales. Politiques qui ont contribué à cette mise en crise par la professionnalisation à outrance, en confisquant les lieux, les moyens, les pratiques, et la légitimité. Nous revendiquons que les lieux soient partagés et ouverts. Nous aimons ce qu’il y a de foisonnant et de vivant dans la participation de professionnels et de bénévoles impliqués. Nous aimons que les choses soient complexes et riches.
Si nous aimons tant le spectacle vivant, c’est par sa capacité à nous aider à penser le monde et nos vies, nos pratiques sociales et notre rapport à nous-mêmes. Nous ne sommes pas seuls. Des milliers de projets culturels alternatifs, intermédiaires naissent et adviennent, malgré le manque ou l’absence de moyens, dans une société qui n’a jamais été aussi riche.
Nous n’avons, comme le dit Valérie Marange (revue InterActesIf), pas tant envie de consommer des objets culturels, que de rentrer dans leur fabrique et d’en inventer de nouvelles valeurs d’usage, (...) de diffuser l’attention esthétique dans la réinvention du quotidien. Dans ce sens, nous faisons partie de ceux qui se réjouissent du nombre et de l’hétérogénéité, et qui cherchons à mettre en place des espaces d’échanges et de partage. C’est à cela que nous avons envie de contribuer avec ce 9ème festival... |