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A l’occasion du quatrième centenaire anniversaire de l’ordre de la Visitation Sainte-Marie (1610–2010), le Musée dauphinois rend hommage aux fondateurs d’un lieu qu’il occupe depuis 1968. Le cloître, le choeur des religieuses et la chapelle forment les étapes d’un parcours qui remémore l’histoire du monastère. Né au XVIIe siècle de la rencontre de François de Sales (1567 – 1622) et de Jeanne de Chantal (1572 – 1641), cet ordre monastique féminin est l’expression du renouveau du catholicisme après une longue période de guerres de religion. Alors évêque de Genève, François de Sales vient prêcher l’Avent à Grenoble en 1616. Excellent orateur, il incite des femmes de parlementaires, « dévotes grenobloises », à fonder dans leur ville une maison de la Visitation. Cinq religieuses formées par Jeanne de Chantal à Annecy posent la première pierre du monastère de Sainte-Marie d’en-Haut le 21 octobre 1619, en présence de François de Sales et de Christine de France, fille du roi Henri IV. Ce n’est pourtant qu’en 1622 que les visitandines peuvent s’y installer. Les témoignages filmés d’une moniale dans le cloître, d’historiens dans le choeur des religieuses et dans la chapelle, participent à la redécouverte du lieu et à la compréhension de l’engagement dans la vie monastique. En point d’orgue, de nouvelles recherches lèvent les mystères du décor de la chapelle conçu en 1666 par le père jésuite Claude-François Ménestrier pour célébrer la canonisation de François de Sales. Rare vestige de l’art baroque à Grenoble, les peintures de la chapelle sont par ailleurs l’unique exemple encore conservé d’un programme conçu par le père Ménestrier. Une publication éditée en prolongement de ce parcours, actualisée des travaux les plus récents d’universitaires et de spécialistes, décrit quatre siècles d’histoire du site de Sainte-Marie d’en-Haut. |
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| DATE | Le 04/03/2010 |
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| ORGANISATEUR |
Musée dauphinois |
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| INFOS PRATIQUES | Entrée libre |
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