Accueil du site
ACCUEIL / EN 1 CLIC / Événements
Votre barre d'outils Diminuer la taille de la police (grande).Augmenter la taille de la police ().Les contrastes sont augmentés par une inversion des couleurs.Supprimer l'ensemble de la personnalisation Pour imprimer le document, utilisez les fonctionnalités de votre navigateur. Envoyer à un ami

Événements

Derrière l'usine - Les cantonnements de Salaise-sur-Sanne / Isère
Derrière l'usine - Les cantonnements de Salaise-sur-Sanne / Isère

En Isère comme ailleurs, durant la Première Guerre mondiale, les principaux centres productifs bénéficient de l'apport massif de travailleurs immigrés. La plupart viennent des colonies françaises et sont réquisitionnés par l'État pour pallier le manque de main-d'œuvre dans les usines.
Près de 3000 Annamites (Vietnamiens), Chinois ou Indochinois intègrent alors les industries de l'Isère. Pour loger ces "soldats de l'autre front", comme on les nomme alors, les usines mettent à leur disposition des baraquements en bois rudimentaires, regroupés dans des cantonnements sur le modèle de ceux qui abritent les troupes militaires stationnées à l'arrière du front. Au Creusot, à Saint-Etienne, à Saint-Fons, à Villeurbanne, à Décines, etc., pour ne citer que ces quelques exemples régionaux, ce sont les mêmes constructions légères, longilignes et de plain-pied, percées d'étroites fenêtres en hauteur, organisées à la manière d'un camp militaire, que l'on réserve à ces ouvriers "exotiques". Provisoires au départ, ces logements précaires tendent dans bien des cas à se pérenniser après la guerre, pour accueillir d'autres étrangers issus cette fois de l'immigration économique.

La Société chimique des Usines du Rhône, installée en 1915 à Roussillon, dans le nord-ouest du département de l'Isère, devenue Rhône-Poulenc en 1928, fait partie de cette histoire. Les cantonnements qui y sont construits pendant la Première Guerre mondiale continuent d'abriter jusque dans les années 1960 des familles espagnoles, portugaises ainsi que des célibataires nord-africains. Situés « derrière l'usine », loin des cités ouvrières réservées aux Français de souche, dans un environnement ingrat et dangereux, ces espaces d'habitations matérialisent plus que jamais la mise à l'écart de cette importante communauté ouvrière immigrée présente dans l'agglomération. Pourtant, au-delà de l'isolement, des nuisances et de la promiscuité, du sentiment de relégation, ces hommes et ces femmes vont s'approprier ces lieux et construire une nouvelle intimité, aménager un espace vivant, où règnent le plus souvent un sentiment de fraternité et une grande convivialité.

A travers cette exposition et l'ouvrage qui l'accompagne, le Musée de la Viscose, appelé à devenir dans les prochaines années le Musée de la Mémoire ouvrière, nous interpelle ainsi sur un aspect méconnu et douloureux de l'histoire ouvrière, celui de la ségrégation produite de longue date par l'usine à l'égard des immigrés. Un sujet grave et difficile, pour alimenter notre compréhension du présent et stimuler notre réflexion sur l'avenir.

DATE

Du 11/12/2009 au 31/05/2010

TYPE

Exposition temporaire

ORGANISATEUR

Musée de la Viscose
www.musee-viscose.fr
27, rue du Tremblay
Echirolles
04 76 33 08 28

INFOS PRATIQUES

CONDITIONS DE VISITE                    
ENTREE LIBRE
Du lundi au vendredi de 14 h à 18 h
Le samedi de 13 h à 18 h
Fermé le dimanche et les jours fériés

Visites pour les groupes, tous les jours sur rendez-vous

PUBLICATION
Derrière l'usine. Les cantonnements de Salaise-sur-Sanne (Isère)
Ouvrage de François Duchêne et Jérôme Godard
Editions : Conseil général de L'Isère, 2009, 102 pages, 23 euros.

COMMENTAIRES

DÉPOSER UN COMMENTAIRE

Retour à la page précédente
Voir tous les événements