
Publié le 26/11/2011
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Découvrez les nouveaux labels "Patrimoine en Isère" Eglise / Saint-Paul d'Izeaux Cette église aurait été une dépendance de l'abbaye de Saint-Paul fondée en 1117. D'origine médiévale, elle a été fortement reprise au XVIIe, puis au XIXe siècles. Elle conserve néanmoins quelques vestiges romans, notamment l'abside aujourd'hui totalement englobée dans un chevet plat dont on perçoit encore une baie en plein-cintre. Une peinture murale du XVIIe siècle, restaurée en 1993, a été dégagée dans le cul de four de l'église. Attribuable à François Chambon (peintre local de Pont-de-Beauvoisin), elle représente Saint-Paul flanqué de quatre anges avec, en dessus, Dieu le Père bénissant et tenant le globe. Site du Relong / Saint-Quentin-Fallavier Au sommet de la butte du Relong, préservée par la construction des réservoirs et du pylône, on peut encore voir une fortification de terre de type enceinte, que signalaient déjà les écrits du baron Raverat en 1881. Cette vaste terrasse assez plane, de forme ovalaire ou circulaire, d'une soixantaine de mètres de diamètre environ, est entourée par une légère levée de terre, elle-même soulignée par un fossé plus ou moins marqué. Ce site atypique peut aussi bien correspondre à une motte castrale, laquelle aurait précédé l'installation du château de Fallavier en contrebas, qu'à une plate-forme de maison forte plus tardive, voire à un site protohistorique. Une autre hypothèse pourrait être d'y voir une terrasse aménagée pour le siège du château de Fallavier en 1430. Maison contemporaine / Saint-Chef Cette originale maison en béton commencée en 1947 et achevée pour le gros œuvre vers 1950, n'a été terminée qu'une dizaine d'années plus tard. Elle a été construite par l'architecte lyonnais Maréchal un ami industriel lyonnais soyeux qui possédait déjà une maison en contrebas à Arcisse et a acheté le terrain où existait auparavant une bâtisse en bord de route. Le bâtiment, bien intégré dans le site, émerge d'une terrasse maçonnée conçue comme un socle. Une pergola épouse la bordure de la terrasse qui entoure le corps de bâtiment de plan arrondi qui constitue une sorte de proue, et évoque aussi une vigie de navire.  Ancienne brasserie rue Pontcottier / Bourgoin Jallieu Sur la rue, l'immeuble soigné distingue sa travée droite par des chaînages. C'est là que s'ouvre le passage charretier dont la porte est monogrammée "JA". La façade arrière est plus sobre et éclaire l'escalier intérieur en pierre placé dans un petit vestibule au sol de mosaïque. Les vastes caves voûtées s'étendent sous l'immeuble et se poursuivent sous la cour en équerre à l'est. La cour pavée de galets comporte des pavillons symétriques au sud, utilisant trois niveaux différents. Les pavillons inférieurs, pas tout à fait identiques par leurs ouvertures (cintrées et moins nombreuses à l'est), encadrent les caves. Un escalier latéral à l'air libre dessert la vaste terrasse intermédiaire qui sert d'assise aux pavillons supérieurs. Entre eux, un escalier en fer à cheval donne accès à la terrasse supérieure, aménagée en jardin, qui communique avec la nationale 6 de plain-pied. Calvaire Notre-Dame de Bonne Conduite / Ruy-Montceau Le calvaire est situé non loin de la chapelle du même nom, sur la colline de Montceau. Le site est délimité par un muret et une grille en fer forgé. Le portail sud donne accès au chemin de croix qui contourne le sommet de la butte, tandis que le calvaire est enfermé dans un enclos rectangulaire, aux grilles en fer forgé, ouvert du côté sud-ouest. On remarque un tronc fixé sur les grilles. Les croix du chemin de croix sont scellées dans des socles cubiques de béton. Malgré un aspect austère, leur structure est soignée et inventive : à la croisée, une plaque rivetée de forme carrée porte le numéro de la station en relief. Le monument proprement dit est plus classique : il se compose d'un socle parallélépipédique dominé par une table saillante sur laquelle se dressent les trois croix du Golgotha. La croix centrale, qui porte le Christ, est plus haute que les deux autres ; deux statues sont placées à ses pieds, représentant deux femmes, l'une voilée, la Vierge, l'autre tête nue, Madeleine. A la base des statues est inscrit le nom du fondeur : "L. GASNE / MAÎTRE DE FORGES / A TUSEY (MEUSE)". Le calvaire aurait été érigé par Joseph Blanchin "un enfant du pays" et béni en 1880 par Mgr Fava. Appartement art déco / Bourgoin-Jallieu L'appartement du premier étage de l'immeuble sis au 2 rue de la République comprend un jardin d'hiver. Il est pour partie inclus dans le bâtiment principal et pour partie situé dans une élégante dépendance de style art-déco constituée d'une véranda en avancée ouvrant sur une petite terrasse extérieure, l'ensemble étant dallé de carreaux de ciment polychromes très bien conservés. La structure métallique de cette dépendance est traitée avec soin : des rivets apparents animent les feuillards horizontaux des deux niveaux de terrasses. La véranda proprement dite présente une avancée en demi-ovale se retournant sur les murs. Sa structure se prolonge pour constituer le garde-corps de la terrasse supérieure dont les potelets principaux se retournent en partie basse pour former des volutes décoratives. La superbe verrière est ornée de motifs floraux stylisés polychromes dans des médaillons ovales. Son soubassement et les retours de murs latéraux sont recouverts de carreaux émaillés de différentes nuances qui dessinent des motifs géométriques. A l'opposé du bâtiment principal, ce jardin d'hiver s'appuie sur une sorte de tour. Ancienne église Sainte-Marie / Montagne Désaffectée au siècle dernier, l'ancienne église Sainte-Marie est aujourd'hui ruinée. Les vestiges qui nous sont parvenus sont ceux d'une église à nef unique, simplement charpentée et pourvue d'une abside semi-circulaire, dont les murs dressés en moellons présentent des ouvertures aux encadrements de pierre de molasse taillée. La façade, réalisée entièrement en appareil régulier de molasse, s'orne d'un portail amorti en arc plein cintre, porté par des colonnettes aux beaux chapiteaux sculptés. La facture de ce portail suggère une datation dans la seconde moitié du XIIe siècle. La voûte palmée de l'abside, en bel appareil de tuf, dont l'effondrement récent n'a laissé que des arrachements, est difficilement datable mais, assurément, très postérieure au Moyen-âge. Un très bel autel en pierre du XVIIIe siècle, tout disloqué mais toujours en place, le clocher, sans doute du XIXe siècle, seule partie de la construction à avoir conservé des vestiges de toiture, sont autant d'adjonctions qui, loin de la dénaturer, ajoutent à la densité historique de cette église. |