Le portail culturel du Département de l'Isère
Accueil du site
ACCUEIL / MUSÉES - COLLECTIONS / Dernières acquisitions des collections départementales
Votre barre d'outils Diminuer la taille de la police (petite).Augmenter la taille de la police (grande).Augmenter les contrastes en inversant les couleurs.La mise en forme courante correspond à celle par défaut. Pour imprimer le document, utilisez les fonctionnalités de votre navigateur. Envoyer à un ami

MUSÉES - COLLECTIONS

Dernières acquisitions des collections départementales

Une collection privée au Musée Berlioz

Toutes les actualités | RSS
Ils lèguent toute leur collection au musée Berlioz : « Il n'y a pas de meilleur gardien »

Lui, Michel, a découvert Berlioz à 12 ans avec la Damnation de Faust et en reste encore aujourd'hui tout ébloui. Elle, Monir, a rencontré l'illustre compositeur dans le texte, grâce à la lecture de ses Mémoires et a décidé aussitôt d'apprendre le français pour pouvoir lire Berlioz dans l'original.

Lui, Michel, a découvert Berlioz à 12 ans avec la Damnation de Faust et en reste encore aujourd'hui tout ébloui. Elle, Monir, a rencontré l'illustre compositeur dans le texte,...

Lire la suite

Fonds de photographies Georges Flandrin

FONDS GEORGES FLANDRIN
→ acquisition Musée dauphinois, 2009

La récente acquisition du fonds Georges Flandrin par le Musée dauphinois vient prolonger un long travail de constitution des collections photographiques conduit depuis leur création par les musées départementaux. Le fonds était déjà partiellement étudié par le collectionneur lui même, qui avait classé et en partie documenté les 2000 images.

> La préparation de l'exposition Couleur Sépia au Musée de l'Ancien Évêché a été l'occasion de rencontrer de nombreux collectionneurs isérois, dont l'érudition sur les premiers photographes en Isère n'a d'égale que la qualité de leur collection d'images. Mais c'est à Paris, chez Georges Flandrin, que les commissaires de l'exposition ont été amenés à explorer le plus bel ensemble de photographies anciennes intéressant l'Isère et le Dauphiné, entre 1840 et 1910.

> C'est donc à travers des listes établies que s'est offerte la richesse du fonds, notamment sur les débuts de la photographie (1840-1880). A travers une série de près de 1300 images, se dévoile le travail des professionnels de cette époque, jusqu'alors très mal connu, et la diversité de la production dans les genres, les formats et les techniques utilisées : épreuves uniques sur plaques de cuivre (les daguerréotypes), de fer ou de verre ; images multiples, obtenues au prix d'une alchimie complexe et non sans risque pour le photographe, etc.

> Ces premières décennies témoignent d'un véritable engouement pour l'image, de la grande bourgeoisie aux classes les plus modestes à la demande desquels répondent les photographes. La profession a d'ailleurs pignon sur rue dans les bourgs et les villes et occupent les places marchandes de la cité !

> Autour de cette collection désormais inscrite à l'inventaire du Musée dauphinois, a débuté un travail de recherche pour mieux connaître ces « primitifs » isérois, la spécificité et la richesse de leur travail.
Au premier rang de leur production, les portraits qui ont fait la fortune des premiers ateliers.
Les portraits sur daguerréotype, d'un coût élevé et réservés à une élite, sont présents à travers une dizaine d'épreuves dont certaines signées, identifiées, datées et en parfait état de conservation !
Puis viennent en quantité les portraits sur papier : anonymes, industriels ou figures connues de la société iséroise défilent dans ateliers grenoblois ou viennois.
Si la technique ne permet pas encore de saisir des scènes de genre, les photographes paysagistes, comme Margain, Muzet ou Michaud, excellent, entre 1856 et 1879, dans les vues panoramiques destinées à satisfaire une clientèle locale mais aussi les premiers touristes-excursionnistes.
Ainsi peut-on acheter selon ses moyens des vues stéréoscopiques (qui jouent le même rôle que nos cartes postales ; la collection en compte plusieurs centaines) des communes de l'Isère, des « cartes cabinet » (12 x 16 cm) à glisser dans un album de souvenirs.
Aux petits formats s'ajoutent les moyens et grands formats (20 x 30 cm et 30 x 40 cm environ) qui intéressent une clientèle plus fortunée.
On y retrouve des vues de Grenoble dans ses fortifications, les sites pittoresques ou romantiques chers aux peintres et aux premiers touristes : la Grande Chartreuse, les Grands Goulets, Briançon, le château de Vizille, Vienne et les ruines antiques, Beauvoir, Pont-en-Royans, les sites balnéaires et touristiques et les premières excursions alpines...

Ces photos, qui se caractérisent par une extraordinaire qualité technique et un point de vue esthétique affirmé, constituent un ensemble artistique de référence et forment une précieuse source documentaire et iconographique pour revisiter les pages de notre histoire et de notre patrimoine.

PLUS
Riches manies de famille - Georges et Joseph Flandrin, portraits croisés

Catalogue de l'exposition Couleur Sepia - Musée de l'Ancien Evêché 

Monnaies en or mérovingiennes frappées à Grenoble

MONNAIES EN OR MEROVINGIENNES FRAPPEES A GRENOBLE - Royaume franc de Bourgogne (575-675)
→ acquisition Musée dauphinois, 22 octobre 2009

Très rares sont les monnaies mérovingiennes en général et encore plus celles frappées à Grenoble (moins d'une dizaine connue).
> Deux exemplaires de la collection de Gustave Vallier, célèbre numismate et historien grenoblois, rédacteur du premier inventaire des collections de monnaies de la bibliothèque municipale viennent d'être acquises en vente publique et en procédure de préemption par le Musée dauphinois le 22 octobre dernier en salle des ventes à Drouot (étude Beaussant Lefèvre).  
> Outre leur rareté, l'intérêt de ces documents, est d'avoir dans les collections publiques grenobloises des monnaies dont la légende fait explicitement référence au nom que la ville reçut au Bas Empire sous le règne de l'empereur Gratien : Gratianopolis.
Par ce geste les édiles de Cularo remerciaient l'empereur d'être intervenu pour la création d'une nouvelle cité épiscopale à Grenoble vers 380.
L'importance de la ville, siège d'un évêché lui valut d'avoir un atelier monétaire au haut Moyen âge.

N° 40
Tremissis de Grenoble, monétaire FLAVINUS
Droit : buste d'un personnage barbu à droite. Légende : + CRAC INOPE
Revers : croix pattée dans un grènetis. Légende : FLAVINUS MONITA
Poids : 1 g 11 ; diamètre : 1,2 cm
VI-VIIe siècles
Cette monnaie trouvée à Dullin (Savoie) en 1866, est entrée dans la collection de Gustave Vallier, numismate et historien dauphinois
Bibliographie : G. Vallier, Numismatique mérovingienne de Grenoble, annuaire de la société française du numismatique 1868, page 141.

 

N° 41
Tremissis de Grenoble, monétaire FLAVINIUS
Droit : buste d'un personnage barbu à droite. Légende : + CRAC INOPELI
Revers : croix pattée dans un grènetis. Légende : FLAVINUS MONITARI
Poids : 1 g 13 ; diamètre : 1,2 cm
VI-VIIe siècles
Trouvée dans les environs d'Annecy cette monnaie faisait partie de la collection de Gustave Vallier en 1872.
Bibliographie : G.Vallier, Numismatique mérovingienne de Grenoble, annuaire de la société française de numismatique, 1868, page 293

 

Masque de Berlioz



MASQUE DE BERLIOZ
→ acquisition Musée Hector-Berlioz, 2009

Attribué à Constance DUBOIS (1840-?)
Masque en grès vernissé représentant Berlioz (1803-1869)

Haut. 22 cm
Larg. 23 cm

Masque (ou tête de Berlioz), attribué à Constance Dubois, qui a réalisé des médaillons de facture semblable.

Révolution de France dell'année 1789 - Huile sur toile

 

Musee Revolution Francaise_RevolutionAnnee1789

REVOLUTION DE FRANCE DELL'ANNEE 1789. Vers 1790
Toile d'un artiste originaire du Nord de l'Italie (Piémont ?) actif à la fin du XVIIIe siècle.
Huile sur toile. H. 0,78 ; L. 1,25.
Inv. MRF 2009-1.
→ acquisition Musée de la Révolution française - Domaine de Vizille, 2009 avec l'aide du Fonds régional d'acquisition pour les musées en  Rhône-Alpes.

Le climat d'insécurité et de violence de l'été 1789, appelé la Grande Peur, bien réel dans certaines régions de France, mais vite maîtrisé, n'a pas oblitéré l'enthousiasme général soulevé par la prise de la Bastille. Cependant, les milieux conservateurs européens et même les premiers émigrés français avaient tout intérêt à en diffuser une image noircie dénonçant pêle-mêle la bourgeoisie, les francs-maçons, la populace accusés d'être les auteurs d'une révolution anti-nobiliaire et anti-religieuse.

Le roi et la reine dont les poignets sont liés par des chaines font partie du cortège malgré eux. L'auteur de cette charge contre-révolutionnaire unique en son genre parodie deux estampes célèbres publiées en France au début de la période révolutionnaire: La Révolution française arrivée sous le règne de Louis XVI le 14  juillet 1789 gravée par A. Duplessis (De Vinck 1701) et Convoi de très haut et très puissant seigneur des abus gravée par Sergent-Marceau (De Vinck 2764).

Par son style et sa provenance le tableau est de toute évidence l'œuvre d'un  peintre imagier d'Italie du Nord ; il y a quelques années le tableau était signalé dans la collection Franco del Signore à Milan.
L'italianisme de l'inscription (...dell'Année...), ainsi que la représentation de la fureur sur le socle à droite sortie directement de l'Iconologie de Cesare Ripa, le confirme.

Huile sur toile de William Henry Fisk

MRF Toile de William Henri Fisk


ROBESPIERRE RECEVANT DES LETTRES D'AMIS DE SES VICTIMES MENACANT DE L'ASSASSINER. 1863.
William Henry Fisk (1827- Hampstead, 1884).
Huile sur toile. H. 0,64 ; L. 1,00.
Inv. MRF 2009-5.
→ acquisition Musée de la Révolution française - Domaine de Vizille, 2009 avec l'aide du Fonds régional d'acquisition pour les musées en  Rhône-Alpes.

Exécuté avec beaucoup de finesse et de détails par William Henry Fisk, un préraphaélite tardif converti à la peinture d'histoire, le tableau surprend par son iconographie.

La reconstitution de l'intérieur de Robespierre ne s'appuie sur aucun élément historique vraisemblable, tout est transposé dans un esprit britannique victorien qui peut faire sourire, mais restitue parfaitement la manière dont la Révolution et un de ses principaux personnages étaient perçus dans l'imaginaire anglais du milieu du XIXe siècle.

Il est certain que Fisk s'est passionné pour le personnage de Robespierre qui lui inspira deux ans plus tard une scène traitée dans l'esprit de Hogarth, dont le héros est totalement absent :  L'attente de la publication du Moniteur avec des nouvelles de l'arrestation de Robespierre.

Manuscrit autographe d'Hector Berlioz

Manuscrit Autographe d'Hector Berlioz

MANUSCRIT AUTOGRAPHE DU FEUILLETON MUSICAL PUBLIE PAR LE JOURNAL DES DEBATS DU 7 JANVIER 1849 (27 PAGES) 
→ acquisition Musée Hector-Berlioz, août 2008

Cet autographe de Berlioz, manuscrit préliminaire à l’édition d’un feuilleton de 1849 pour le Journal des débats est d’un grand intérêt, tant par sa rareté (ce type de brouillon fut le plus souvent jeté, selon toute vraisemblance, par l’auteur ou par le journal), que par ses dimensions (27 demi feuillets écrits recto).

Expertise d'Emmanuel Reibel, maître de conférence - Université de Paris Ouest Nanterre :
> Au-delà de l’important travail de rédaction qu’il représente (d’une écriture lisible et élégante très caractéristique de son auteur), il est intéressant par la variété des sujets abordés :
à la fois le compte rendu de la première représentation du Caïd (opéra bouffon en deux actes de Sauvage et Ambroise Thomas), une chronique concernant une reprise du Prophète (assurément l’un des événements musicaux les plus importants de la vie musicale parisienne en 1849) et la critique d’un concert de Mademoiselle Teresa Milanollo.

> Ce document constitue surtout un maillon important pour comprendre la genèse d’un feuilleton journalistique,
depuis les carnets de notes prises durant les concerts (le musée Hector Berlioz en possède quelques-uns), jusqu’à l’impression d’un article.

> Ce document comporte des ratures (biffures d’un mot, d’un membre de phrase, d’une phrase entière) ainsi que des ajouts (marges ou interlignes) qui permettent de suivre, pour ainsi dire, le mouvement de la plume de Berlioz sur sa table de travail, donc l’atelier du feuilletoniste. Il rend possible un travail de génétique textuelle qui peut éclairer, en l’affinant, un pan essentiel de l’activité littéraire de Berlioz.

AUTRES VUES :

Le musée Hector-Berlioz conserve plusieurs feuillets épars des feuilletons publiés par Berlioz dans divers journaux. Ce feuilleton est l’unique manuscrit intégral de feuilleton publié par le Journal des Débats connu et conservé à ce jour. Il appartenait au président de la Berlioz Society à Londres qui tenait à ce qu'il intègre les collections du Musée Hector-Berlioz de La Côte-Saint-André.
Il fera l’objet d’une publication dans Hector Berlioz, Critique musicale, T7, Buchet/Chastel à paraître prochainement.